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Novembre… le nom de ce mois vient de novem, le neuvième mois selon le calendrier romain qui débutait la nouvelle année en mars. Qui le sait encore ? Nous utilisons les noms des mois, des jours de la semaine et bien d’autres choses sans y réfléchir de près, tant ils sont entrés dans nos moeurs et habitudes. Parfois même, le sens d’origine change sans que nous y prêtons garde. Novembre n’est plus depuis longtemps le neuvième mois de notre calendrier qui commence en janvier, mais bel et bien le onzième…

« Quelle importance ? », me diriez-vous.

En cette fin d’année qui s’approche à grands pas, cette petite anecdote me rappelle à quel point nous avons tendance à prendre comme garantis les choses, les gens et le cadre qui sont les nôtres. Pourtant, ces derniers mois nous vivons de près la réalité que la vie est fragile. Non seulement la vie physique, mais aussi la vie économique, culturelle et sociale, sans oublier la création. Bref, que rien, mais vraiment rien ne va de soi.

A partir de ce constat, nous pouvons soit l’ignorer et continuer comme toujours, soit tomber dans le découragement, soit nous réveiller et découvrir que c’est exactement cette fragilité de l’existence qui nous offre le plus cadeau qui soit : voir et chérir ce que nous avons !

C’est peut-être pas pour rien que le mois de novembre commence dans nos contrées chrétiennes avec une célébration de souvenir pour nos défunts. Ce mois qui joue souvent les derniers accords colorés de l’automne tout en entamant déjà les préludes hivernaux, attire notre attention sur le fait que la vie et la mort vivent côte à côte.

Mais c’est aussi le mois où les dernières fêtes d’offrande et de récolte ont lieu. Novembre, un mois pour plonger dans la reconnaissance pour ce que nous avons et pour qui nous sommes.

URJ novembre 2020